Transformer les projets en activité réelle
Le secteur du BTP martiniquais aborde le dernier trimestre 2026 dans une situation contrastée. Les indicateurs relatifs à la construction neuve montrent une progression importante. À fin juillet 2026, 2 577 logements ont été mis en chantier
sur douze mois, soit une hausse de 49,8 % sur un an. Dans le même temps, 2 612 logements ont été autorisés, en progression de 21,9 %.
Le bâtiment non résidentiel présente également des signaux favorables, avec 48 900 m² de locaux commencés et 81 700 m² autorisés.
Ces résultats sont encourageants. Ils ne doivent cependant pas masquer les difficultés encore rencontrées par les entreprises.
À fin août 2026, les ventes de ciment restent en baisse de 6 % sur douze mois.
L’emploi salarié dans la construction recule de 1,6 % et l’intérim de plus de 23 %. Au deuxième trimestre, les ventes de ciment ont diminué de 4 % par rapport au trimestre précédent et les importations d’éléments métalliques destinés à la construction ont chuté de 17,6 %.
La situation peut donc être résumée simplement : les projets et les mises en chantier progressent, mais cette amélioration n’est pas encore ressentie uniformément dans les carnets de commandes, les consommations de matériaux et l’emploi.
La priorité collective est désormais de réduire le délai entre les autorisations, les consultations, les attributions de marchés et le démarrage effectif des travaux. La programmation doit se transformer en activité réelle, en chiffre d’affaires et en emplois pour les entreprises martiniquaises.
À travers cette nouvelle newsletter, la CERC poursuit sa mission d’observation, de partage de l’information et de dialogue entre les acteurs publics et privés de la construction.
Je vous souhaite une bonne lecture.
Yann HONORE
Président de la CERC Martinique
